09{07.08}_Logs – Mobile je te dis

J’ai comme l’impression qu’en cette fin d’année, nous allons être encore plus submergés d’appli « i » ou « Google » phone.
Depuis le début de l’année, elles ont presque fini de détrôner « l’appli Facebook » dans les outils-à-la-mode-calés-en-fin-de-brief-qui-n’ont-rien-à-voir-avec-l’OP-mais-le-client-va-kiffer-ça-défonce. Ne riez pas, vous y avez tous eu droit. L’année passée, c’était le widget qui avait été terrassé par l’appli Facebook.
Mais bon, voilà, maintenant c’est le mobile. Donc cette fois-ci, les meilleures liens des 2 derniers mois sont sélectionnés pour vous aider dans cette lourde entreprise qu’est la conception d’une application mobile.

Dans le domaine, il existe déjà de nombreuses choses très réussies, ce dont vous pouvez vous rendre compte avec ce tour d’horizon consacré à la réalité augmentée sur mobile.

Quelques conseils de design d’interface ne seront d’ailleurs pas de trop afin de vous éviter de perdre l’utilisateur avec l’interface qui vient de l’espace quand lui cherche juste quelque chose dont il a l’habitude.

Et pour finir, n’hésitez pas à lire (ou relire) la présentation mise à jour de Paul Isakson sur le futur du marketing. Cela vous évitera de concevoir l’application qui fait plaisir au client, mais dont tout le monde se moque.

dgezeo

6 septembre 2009

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0906_Logs – Des chiffres en nombre

Les chiffres sont une source très intéressante d’inspiration dans le domaine du graphisme d’autant que leur manipulation est de plus en plus aisée avec l’évolution des logiciels et langages de programmation. Selon les règles de représentation que l’on s’impose, leur mise en forme permet d’obtenir des images très variées.

Roambi fait de la mise en forme de CSV sur iPhone. Dans ce cas, les choix du graphiste qui a participé au développement de l’application sont limités aux éléments constitutifs des graphiques, et à leurs variations en fonction des données. Pas très intéressant en soi, mais générer des graphiques qui ne font pas fuir, c’est quand même pas mal.

Andy Gilmore choisi de mettre en scène des règles mathématiques, dans des images où il est assez simple de retrouver les principes qui ont servi à leur élaboration.
Les rythmes graphiques de ces visuels transportent avec force la logique froide et rigoureuse des maths, et de son raisonnement.

A l’opposé, Leander Herzog se sert également de règles logiques pour construire des images où des chiffres sont représentés par des sortes de bulles colorées. Le résultat est chaotique et nous plonge à l’intérieur de ce qui pourrait être une lava lamp.

Donc, ce n’est pas parce que nous utilisons des chiffres et des principes logiques pour en tirer des visuels que nous allons forcément construire des images ennuyeuses.
Les chiffres permettent également de générer un véritable désordre, et il est toujours intéressant d’essayer de le représenter. C’est ce que tente par exemple de faire Daniel A. Becker avec ses recherches sur la représentation du hasard.

Pour finir avec une touche de sensibilité un peu moins informatique, admirez les oiseaux de Frank Gonzales. L’homme qui a inventé la compression JPEG à l’huile.

dgezeo

5 juillet 2009

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0905_Logs – S’aérer

En ce moment, il fait (normalement) beau.
Trouvez-vous une place au soleil (parc, café…) et laissez-vous porter par vos pensées à travers quelques illustrations.

L’illustration est une discipline contemplative aux possibilités infinies.
Elle permet par exemple une description floue, nonchalante et reposante de notre environnement quotidien comme nous pouvons le voir dans les croquis approximatifs de James Gulliver Hancock ou encore dans les promenades poétiques de Kosuke Ikeda, urbaines, légères et colorées.
L’illustration peut également permettre une extrapolation précise d’un environnement fantasmé, à travers une maîtrise technique irréprochable. Les images de John Berkey et Arthur C. Clarke nous plongent ainsi immédiatement dans une aventure improbable, dés les premières secondes de contemplation.

Notez que la typographie se prête également à ce genre de jeu.
Illustrer le sens d’un mot par un caractère, pour renforcer ou changer sa signification est un exercice loin d’être évident.
DMTR rend la tâche encore plus difficile (ou plus simple, à vrai dire j’ai du mal à choisir) et imagine des générateurs de caractères, que plusieurs paramètres permettront d’affiner.
Parfois le design du caractère apparaît comme évident. C’est le cas de la Slinkytype, issue du célèbre Slinky, le ressort qui sait descendre les escaliers.

Je vous laisse descendre les vôtres vers votre terrasse ou votre parc préféré, en vous laissant avec cette question : si la puissance évocatrice du graphisme n’est plus à démontrer, est-ce qu’il faut savoir le lire pour l’apprécier ?

dgezeo

1 juin 2009

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0904_Logs – Le tableur et le designer

Ce qui est intéressant avec la représentation de données, c’est qu’elle permet d’être « créatif » avec un sujet qui est souvent perçu comme réservé à des statisticiens rébarbatifs.

La première manière d’être créatif, c’est dans la quête de l’information qui naît de l’analyse des données. Los Ojos Del Mundo arrive ainsi à identifier les circuits touristiques les plus photogéniques d’un endroit en analysant le déplacement des plusieurs utilisateurs Flickr grâce aux informations de geo-taggage.

La seconde manière, c’est dans la mise en forme des données. Dans « Dear Gretchen », Gretchen Nash analyse sa correspondance à travers des données très factuelles (récurrence de mots, périodes de la journée, personnes les plus citées, …) Le livre indique certainement de façon assez juste et impartiale le ton et le contenu de ces années d’échanges. Cependant, la façon qu’elle a eu de réaliser les graphiques, à la main, avec des papiers découpés, collés et photographiés donne à l’ouvrage un aspect chaleureux et sensible. Gretchen nous invite alors dans un univers vraiment intime, et presque nostalgique. Le voyage à travers toutes ces lettres prend alors une toute autre dimension, bien loin de ce qu’auraient véhiculé des graphiques élaborés sur Excel.

Il est alors évident que le « message » porté par un ensemble de données sera mieux perçu si la manière de le présenter est travaillée avec attention. Par exemple, la chute vertigineuse des cours de la bourse apparaît encore plus inquiétant lorsqu’elle est mise en forme à travers un simulateur de montagnes russes, comme le prouve une utilisation dérivée de l’AirCoaster 3D.

La représentation de données est donc un domaine de plus où la forme sert le fond, où le design a une véritable importance et peut permettre de renforcer un message.

Pour finir en légèreté, allez contempler une nouvelle fois les compositions poétiques portées par la virtuosité de Shinichi Maruyama.

dgezeo

4 mai 2009

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0903_Logs – Interfaces libérées

La quasi intégralité des expérimentations qui sont actuellement menées sur les interfaces cherchent un moyen de les sortir des ordinateurs pour les projeter dans notre quotidien.

Patti Maes, du MIT, explore avec ses équipes les moyens de nous permettre de visualiser du contenu et de pouvoir interagir avec sur tout type de surface, y compris de façon contextuelle.

Le domaine des jeux vidéos semble être celui où l’application de ces découvertes sera la plus rapide, tout simplement parce que les gamers ont l’habitude d’utiliser les terminaux « encombrants » (lunettes, casques, pads…) qu’elles nécessitent. Alors que pour la vie de tous les jours, ce n’est pas encore très transportable…
Le projet « Augmented Reality and Tangible Toys » de Frantz Lasorne est un excellent exemple, qui permet d’imaginer facilement un jeu vivre en version « normale » sur une console de salon, et son extension dans la vie réelle (dans la rue, parc du coin…)

Toujours dans le registre « entertainment », Theodore Watson va jusqu’à transformer les utilisateurs de son installation « Vinyl Workout » en éléments essentiels de l’interface, sans qui aucun son ne peut se produire.

L’exploration des systèmes d’interface est une recherche infinie… tant en dehors des ordinateurs qu’au travers des interfaces tangibles, comme par exemple l’écran haptique de Silke Helsing.

Pour terminer avec une interface qui a fait ses preuves depuis l’invention du parchemin et s’apprécie sans efforts et sans électricité, contemplez les admirables sculptures poétiques sur livre de Kylie Stillman.

dgezeo

2 avril 2009

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0902_Logs – Ressentir la technologie

Cette première sélection de logs tourne autour de la relation qui nous lie à la technologie, cet élément incontournable de notre quotidien qui se fait à la fois de plus en plus présent et de plus en plus discret. Son utilisation devient banale, et s’adapte progressivement à notre comportement naturel.
Nous pouvons par exemple maintenant parler en nous déplaçant, avec un interlocuteur qui n’est à nos côtés que grâce à notre téléphone portable. Ou encore discuter avec cette même personne à la terrasse d’un café, en la regardant droit dans les yeux… à travers l’écran de notre ordinateur.

ING Direct a mis au point une application pour téléphone mobile qui nous guide jusqu’au distributeur de billets le plus proche. Cette application est une véritable extension de nos yeux, comme si nous avions le pouvoir de matérialiser le trajet qui nous mènera à destination. Son utilisation semble complètement intuitive et ne nous demande aucun effort qui soit contre nature.

Les « free interactions » décrites par Chris Noessel prouvent également notre besoin d’une relation « humaine » avec nos objets technologiques. Nous les truffons de petits détails qui nous permettent de les rendre chaleureux, et tangibles. Ces interfaces que nous pouvons qualifier « d’haptiques » sont un autre exemple de ce besoin de contact avec la technologie. Nous voulons pouvoir palper le virtuel, sentir sa réalité.

La technologie devient si proche de nous qu’elle est parfois un moyen d’expression à part entière. Les images générées par Jonathan Puckey grâce à un algorithme, la triangulation de Delaunay, combinent avec élégance la sensibilité de la perception humaine et la rigueur de l’analyse technologique. De nombreux artistes utilisent la technologie comme unique medium, pour obtenir une interprétation impartiale et logique de notre monde.

La technologie exprime alors notre fantasme d’un monde parfait. Un monde où nous serions maîtres absolus de notre environnement. Mais la technologie est humaine par essence. Elle a également ses propres failles. Un aveu de faiblesse dont l’expression graphique, recensée dans le livre Glitch, fait rejaillir avec force la sensibilité humaine qui l’a imaginée, à travers des images vibrantes, véritablement sensibles.

dgezeo

1 mars 2009

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